Archive pour octobre 2009
Jour de pause 9 : Dakhla
Posté par David dans Paris Dakar le 31 octobre 2009
Nous avons débuté notre journée par faire le trajet de notre camping à Dakhla (prononcer Darla) dans un camion de livraison qui a accepté de nous transporter. Cet endroit est un haut lieu du surf et des sports de vent.
On s’est tout de suite fait un ami rasta qui tenait une boutique de surf en lui achetant un T-Shirt. Il nous a arrangé une pasta party au resto tout proche, ainsi on a reçu nos sucres lents et évité les plats « à risques ».
Comme on est jamais si bien servi que par nos propres soins nous avons achetés 36 litres d’eau et un peu de Schweppes Indian Tonic car il contient de la Quinine, ce qui doit normalement aider à combattre la malaria. Le début du traitement à la Malarone se passe bien pour Eric et moi.
Jour de pause 9 : les photos
Posté par David dans Paris Dakar le 31 octobre 2009
Etape 47 : Desert Camp – Dakhla
Posté par David dans Paris Dakar le 30 octobre 2009
Petite étape d’une centaine de km avec un jour de pause à la clé.
Dès le départ un coureur prend un départ à sec à 50 km/heures, l’un des coureurs se fait larguer dès le km 0, il n’a jamais pu joindre le groupe, nous finissons l’étape à 3.
Ce soir nous démarrons la prise du Malarone, le traitement anti-malaria, demain étant un jour de pause, si les réactions sont fortes nous ne serons au moins pas sur le vélo.
On nous annonce ce soir que les deux prochaines étapes serons plus courtes. Lors de la dernière édition de la course les lieux d’arrêt étaient du camping sauvage dans le désert. L’organisation a appris plus tard que si le terrain était si vide c’est qu’il s’agissait de champs de mines. Ça rassure pas beaucoup, mais au moins on va faire des plus petites étapes et s’arrêter dans des villages ou proche d’un relai routier. On pourra peut-être même acheter de l’eau potable, youpi c’est la fête!
Etape 46 : Desert Camp – Desert Camp
Posté par David dans Paris Dakar le 29 octobre 2009
174 km au programme le long de la cote, la température reste supportable grace à un vent provenant de l’océan. La principale difficulté est maintenant la fatigue mentale et non musculaire. Nos journées se résument à suivre une ligne droite, déviant rarement de quelques degrés. Rien à regarder si ce n’est du sable et des pierres. De plus chaque soir on s’arrête au centre de rien, alors qu’il y a des villages avec des campings et des cafés le long de la route. Ainsi, nous n’avons pas la possibilité d’avoir un coca et des toilettes après la fin de la course. Un ou deux jours ça passe encore, mais des semaines entières ça vient pénible. Un compétiteur de plus n’a pas pris le départ des « racers » ce matin, tous usés jusqu’à l’âme. On va terminer cette course au courage, le plaisir est resté en Europe.
Par chance demain est une étape courte chronométrée sur la moitié. On va finir l’étape tranquille en prenant des photos. Après demain jour de pause à Dakhla, je vais tacher de me construire une motivation. Dakar se paie cher.
Etape 45 : Desert Camp – Desert Camp
Posté par David dans Paris Dakar le 28 octobre 2009
Depuis quelques semaines nous buvons de l’eau traitée. Elle a un goût absolument infecte. C’est donc la chasse à la bouteille d’eau minérale. Maintenant cela est impossible de s’approvisionner entre deux courses car nous campons dans le desert au centre de rien. Nous avons donc convenu d’une trève entre les coureurs à partir de demain : tout le monde s’arrête dès que possible pour acheter de l’eau.
Nous sommes tous allés nous laver dans l’océan. La bonne technique est d’y entrer en habit de vélo, comme ça la lessive est faite en une vague (deux si vous voulez un prélavage).
Nous campons un peu à la sauvage, mais à chaque fois il y a des policiers ou des militaires ou des gardes-cote pour venir nous questionner. J’ai l’impression qu’il n’y a pas un centimètre carré de ce terrain qui n’est pas surveillé. En tous cas ils sont efficaces et ils tiennent à ce terrain, Mohammed VI a déclaré : « Nous ne devons pas donner un centimètre de notre cher Sahara, pas un seul grain de son sable ». Ça donne le ton. Ce terrain a été pris par les colonisateurs espagoles il y a bien longtemps. Après la pression du Front Polisario (un mouvement d’indépendance) et la « marche verte » une manifestation pacifique de 350′000 Marocain l’Espagne se retire en 1975. Le terrain a ensuite été revendiqué par tous les partis : le Maroc, la Mauritanie et le Front Polisario. Si le terrain est maintenant en main marocaine, le problème n’est pas clos car on traverse le Sahara Occidentale comme on visite une caserne.
Il nous reste environs 1750 km.
Etape 44 : Daoura – Desert Camp
Posté par David dans Paris Dakar le 27 octobre 2009
Nous avons traversé Laâyoune, cette ville montre avec force que cette terre est en main du Maroc. En 15 minutes nous avons vu 200 drapeaux marocains, autant de militaires et 10 photos géantes du roi. La ville est assez moderne, neuve et l’état de la route est parfaite, on aimerait rouler sur une telle qualité de goudron plus souvent.
La route suivante doit être un calvert pour l’entretien. Les dunes sont proches de recouvrir la route tous les jours. Un camion pelle mechanique fait le travail de désablement.
J’ai réussi l’exploit d’avoir une crevaison durant la nuit : mon matelas à air a un trou et je me suis retrouvé au sol vers 0:30. Cette crevaison a été traitée comme un percement vélo, j’ai utilisé mon kit de réparation pour chambre à air, posé du liquide vulcanisant puis posé un tacon. J’ai repris mon départ pour le dodo vers 1:00.





















